Black Sour

Samedi le 17 mars 2018 marquera la fête annuelle des Irlandais. Largement fêtée à travers le monde incluant à Montréal, cet événement festif invite tous les participants à faire fête. Pour l’occasion, j’ai décidé de préparer un cocktail avec des ingrédients fétiches de l’Irlande soit un bon whisky irlandais et la fameuse bière Guinness !

Black Sour

Ingrédients:

  • 2oz de Whisky Jameson
  • 1oz de jus de citron
  • 3/4 de sirop de Guinness
  • 1 blanc d’œuf
  • 1 trait d’amer Bitter Cube Black Strap (peut être remplacé par l’Angostura)

Méthode:

  • Dans un shaker, ajouter le whisky, le jus de citron, le sirop de Guinness et l’amer.
  • Compléter avec le blanc d’œuf et mélanger vigoureusement.
  • Ajouter de la glace et mélanger à nouveau pour refroidir le cocktail.
  • Filtrer dans un verre de type Old Fashioned ou dans une coupe.
  • Laisser tomber quelques gouttes d’amer sur la mousse.
  • Servir.

 

Sirop de Guinness

Ingrédients:

  • 1 cannette de Guinness
  • 1/2 tasse de sucre

Méthode:

  • Ouvrir la cannette de Guinness et la verser dans une casserole.
  • Chauffer à feux moyen jusqu’à ébullition.
  • Baisser le feu et laisser réduire de 2/3. Il doit rester environs 1/2 tasse de bière.
  • Ajouter le sucre et mélanger jusqu’à dissolution complète.
  • Retirer du feu et laisser refroidir.
  • Se conserve 2 semaines au réfrigérateur.

 

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Histoire

L’Irlande, pays où l’on sert la bière à la pinte et où on retrouve 1 pub à tous les deux commerces. Chaque pub est tout petit. Typiquement, aucune musique ne joue donc seul le bruit des discussions donne l’ambiance. Au début c’est intimidant mais on s’y fait rapidement et on s’habitue au côté chaleureux que cela apporte. Chaque pub a bien sur un bar très garni en whisky.

C’est d’ailleurs Saint-Patrick lui-même qui aurait rapporté avec lui les premiers alambics au début des années 400 permettant de distiller le précieux breuvage. Né Bretagne Insulaire en 386, il aurait fait une mission en 432 en Irlande et serait mort le 17 mars 461 d’où la fête de la Saint-Patrick le 17 mars. Les premiers distillateurs auraient donc été des moines.

Il aura toutefois fallu attendre plusieurs centaines d’années, au XIIème siècle avant de développer les bonnes techniques pour concevoir des boissons alcoolisées. Les premières traces de whisky remonte au début des années 1400.

Les irlandais étaient les pionniers et les plus grands exportateurs de whisky au monde. Mais la taxation jumelée avec les lois d’exportations et d’importations ainsi que l’émergence d’autres pays producteurs de whisky dont l’Écosse ont eu raison de la plupart des distilleries Irlandaises. Si bien qu’ils sont passées de plus de 40 distilleries à 3 au 21ième siècle (Bushmills, Midleton et Cooley).

Aujourd’hui on est à l’ère de la renaissance du whisky Irlandais et on compte une douzaine de distilleries. Le whisky irlandais se divise en quatre catégories soit le Pot still whisky, le Single Malt, le Single Grain et l’Irish Blended whisky. Le Pot still est un whisky distillé à partir d’un mélange d’orge non malté et d’orge malté. Les Irlandais ont utilisé cette méthode pour sauver de l’impôt car le malt est fortement taxé par le gouvernement Irlandais. Le Single Malt est quant à lui distillé à partir d’orge malté seulement. Le Single Grain sera plutôt distillé à partir d’autres grains comme le maïs par exemple. Finalement le Irish blended whisky est un mélange d’au moins deux des catégories précédentes. Le whisky irlandais est distillé deux fois et doit être produit sur le territoire de l’Irlande ou de l’Irlande du nord.

Pour le cocktail présenté dans cette chronique, j’ai utilisé un blended whisky très populaire, le Jameson produit par la distillerie Midleton aujourd’hui située dans à ville de Midleton, dans le Comté de Cork en Irlande. L’ancienne distillerie Jameson à Dublin est un lieu touristique prisé et offre des visites des anciennes installations aux amateurs.

 

Méthode détaillée

La fameuse technique du blanc d’œuf est toujours gagnante. Un coup monté en neige, il apporte un collet mousseux au cocktail ce qui impressionnera vos invités à coup sûr. En bonus, c’est super facile à réaliser!

D’abord pour le sirop Guinness, je recommande de le préparer au moins une journée d’avance pour avoir le temps de bien le laisser refroidir. Il est facile à réaliser, il suffit de verser une cannette de Guinness dans une casserole et de laisser réduire du deux tiers. Je propose d’arrondir la mesure à 1/2 tasse pour simplifier la confection. Quand la bière est à ébullition, je baisse le feu et je laisse réduire. De temps en temps je mesure le liquide qui me reste en le versant dans une demi-tasse sans la faire déborder. Si j’ai trop de liquide, je transvide dans la casserole pour continuer simplement la réduction. Une fois qu’il ne me reste qu’une demi-tasse de bière, je la combine avec 1/2 tasse de sucre jusqu’à dissolution complète. Je laisse refroidir et le tour est joué.

Pour le cocktail, on commence par mettre le whisky, le jus de citron, le sirop de Guinness et l’amer dans un shaker. L’amer Black Strap apporte un côté intéressant et différent au cocktail. Le résultat sera délicieux même si on le remplace par l’angostura qui est plus facile à trouver. À la toute fin, verser un blanc d’œuf dans le shaker. Attention de ne pas échapper le jaune!

Puis on ferme le shaker et on mélange vigoureusement à sec. C’est-à-dire sans glace afin de faire monter le blanc d’œuf en neige. Puis on ajoute de la glace et on mélange à nouveau pour refroidir le cocktail. On verse dans un verre old fashioned et on laisse tomber quelques gouttes d’amer sur la mousse. On le sert en recommandant à notre invité d’attendre quelques minutes que la mousse monte bien. C’est spectaculaire à voir et le résultat donnera une belle mousse blanche au-dessus du cocktail.

 

Dégustation

Le goût de ce cocktail est unique, tous les ingrédients ayant été bien intégrés ils forment un nouveau gout distinct. La mousse est si crémeuse et épaisse que l’on peut distinguer la trace des premières gorgées. En bouche, on reconnait l’amer Black Strap et ses notes de mélasses. Le citron tente de sortir mais il est vite rattrapé par le sirop de Guinness qui nous offre, accompagné par le whisky, une finale de type limonade maltée.

 

Référence

Cosmovision, Le drapeau et les symboles de l’Irlande, page consultée le 17 février 2018.

Wikipedia, Patrick d’Irlande, page consultée le 17 février 2018.

Wikipedia, Irish Whiskey, page consultée le 17 février 2018.

Shea, Tobin, 2017. « Kinsale King ». Imbibe, no70 (novembre/décembre 2017), p. 38